Description
Dino Milani (1926 -2026) fête cette année 100 ans d’immigration qui a conduit ses aïeux « contadini » sur les terres du Lot et Garonne abandonnées faute de bras.
En 1961, à la mort du grand-père sur une autre ferme, celle de « Nautérie », une métairie de 50 hectares environ et un cheptel de 40 vaches est reprise par 3 frères qui travaillent de concert en bonne intelligence. Jean, célibataire est intégré dans la famille de Pierre et de ses 3 enfants. En 1970, la question du rachat de l’exploitation, mise en vente se pose. Il faut emprunter et à 50 ans cette prise de risque financier ne se justifie que si l’un des fils veut poursuivre l’activité. Aucun ne veut s’engager, trop dur, trop d’esclavage sans un jour de congé. Pierre, le père de Dino et Jean son oncle quittent le village, la ferme, les terres, ils vont à Agen et trouvent des emplois salariés, libérés en somme des contraintes de l’élevage et du travail des champs.
Dino a 16 ans ½, il est en seconde ST au lycée technique quand il doit envisager de travailler. Joël le benjamin est au collège et les charges sont trop lourdes pour la famille car le frère aîné, Armand effectue son service militaire.
En 1972, Dino passe un concours pour entrer comme apprenti à l’Imprimerie Moderne d'Agen. Les ateliers des typographes, (à la Gutenberg dit-il), et le Petit Bleu, journal local, font désormais partie de 41 ans de sa vie professionnelle. Sous la houlette d’un prote impliqué et exigeant il passe le CAP en 2 ans et touche avec fierté son premier salaire d’ouvrier, salaire conséquent pour lui. Ce salaire contribuera à une vie quotidienne plus facile pour ses parents.
La découverte et la pratique des métiers de l'imprimerie de labeur, l’organisation interne des ateliers avec la syndicalisation à la CGT, l’existence d’une famille de pensée autour de la réalisation quotidienne d’un journal incarnant l’identité locale : « l’Agenais n’est ni de Bordeaux avec Sud-Ouest, ni de Toulouse via la Dépêche » ont permis à Dino d’évoluer avec les mutations techniques et organisationnelles de l’entreprise.
Monteur papier, monteur film, responsable d’équipe puis en 1993, il devient rédacteur, journaliste au Petit Bleu. Nouveau métier, nouveau statut !
Engagé au sein de la rédaction des Sports il connaît les déplacements, les rencontres, la liberté de l’écriture et toujours le service aux autres comme responsable de SNJ-CGT au sein d’une communauté avec un faible taux de syndicalisation.
Aujourd’hui à la retraite, Dino accompagne l’AFA Chrohn RCH France pour soutenir les malades, informer les proches et porter leurs voix auprès des décideurs.
Depuis 2013, Dino est ténor au Chœur d’hommes de l’Auvignon. Sylvie Penidon est cheffe de ce chœur de 33 choristes qui éprouvent tous le plaisir du chant collectif et ont pris conscience de la nécessaire préparation pour donner le meilleur de soi lors des concerts. Les retrouvailles amicales après les rencontres constituent un temps de partage très convivial … une troisième mi-temps du vivre ensemble dans le village de Montagnac-sur-Auvignon !
Choix musicaux
1ére pause musicale : nessum dorma - Pavarotti
2nde pause musicale : le chiffon rouge - Michel Fugain
3ème pause musicale