Description
Nous sommes accueillis chez Marie-Annick MORIER à Mios, dans sa maison lovée en bordure du massif forestier. C’est là au plus près de la nature qu’elle et André, son mari, ont décidé en 1977 de vivre et de faire grandir leurs enfants .
Leurs choix de vie sont à la fois conformes au milieu aisé de l’aristocratie catholique de Bordeaux (écoles privées ou confessionnelles , catéchèse, déscolarisation des enfants , famille patriarcale traditionnelle etc ) mais les choix du couple sont aussi en rupture avec une culture de l’entre-soi
Annick fait les Beaux-Arts et découvre les méthodes de libre expression d’Arno Stern. En 1966/67, elle développe à Bordeaux des ateliers de peinture et dessin, de recherche de soi, elle favorise ce qu’elle désigne comme le langage organique, la redécouverte des « traces ».
Les filles grandissant. Marie-Annick et André ouvrent leur foyer à des jeunes en grande difficulté et deviennent foyer d’accueil d’urgence donc temporaire. En 15 ans une centaine d’adolescents auront posé leur sac, au coin de la cheminée, pour un moment de répit et d’écoute bienveillante .
Et en 1996, "parce que la mort n’est pas son truc" dit -elle, Marie-Annick rejoint l’Association Alliance qui apporte soutien et présence aux personnes en fin de vie ou gravement malades.
Et depuis, Marie-Annick milite pour accompagner, entendre les malades, proposer des soins de confort (en Ehpad, à l’hôpital, dans les unités de soins palliatifs, parfois à domicile )
Aujourd’hui elle assure la formation des bénévoles qui rejoignent Alliance 33 sur le Bassin. (16 séances de 3h). Une équipe d’une vingtaine de bénévoles chemine, autour du Bassin d’Arcachon, jusqu’au bout de la vie des malades .
Marie-Annick conclura notre entretien en souhaitant que partout en France se créent des lieux d’accompagnement et d’écoute car hélas subsistent encore, en France, des zones où cette écoute et ce soutien ne sont pas assurés .
Choix musicaux
1 ère pause musicale : le printemps de Vivaldi
2nde pause musicale : les Pink Floyd « money »
3ème pause musicale : Calogero : le portrait